SAMBAVA – SOAVANIO

Notre entrée dans Sambava, à la hauteur de l’aéroport ! lLa ville ne gagne pas le concours du panneau le plus propre !

Mais le maire nous accueille très gentiment à l’alliance française pour un goûter offert aux enfants.

Dans la ville ce qui frappe en premier c’est la qualité de vie. Le Week-end c’est farniente à la plage…

Et même baignade. Il flotte ici le vent prospère de la normalité, si rare ailleurs. Les revenus de la vanille doivent y être pour beaucoup.

Nous sommes très généreusement accueillis par la Famille Loo-ki, dont le père, André, veuf de sa chère Mariette, alias madame Malaza, est aussi un fin cuisinier. Au fil des jours il nous enchante de ses spécialités, pied de porc vinaigrette, tatsui, cochon laqué, canard au gingembre…. les poussins se remplument !

Ulysse à même droit à des fraises à la crème !

Un autre ami nous gâte : Claude Andreas, et son épouse Monique qui tiennent l’hôtel Las Palmas.  Normal ! Il est aussi directeur de la compagnie Soavanio, une grande cocoteraie de 5000 ha plantée dès la première République, et qui tombait en déshérence vu l’âge des premiers cocotiers importés d’Afrique de l’ouest. Il a été nommé pour redresser l’affaire !

Il a eu l’idée de créer des hybrides, moins hauts et bien plus productifs, en métissant un nain jaune de malaisie et un géant sénégalais….

Cela se passe par les fleurs qui naissent à la base de chaque feuille, tous les mois !

L’étape de la castration, qui fait bien rigoler Philaé, et rire jaune Ulysse, passe par la suppression de tous les pistils sauf un.

Le pollen des grands cocotiers viendra fertiliser ce nain jaune planté à son pied.

On attendant on se désaltère avec quelques cocos !

Cartes, diagrammes de production, la visite est passionnante. En 5 ans la production, qui était redescendue à 4 millions de cocos par an a regrimpé à près de 14 millions !

Tout commence ici ! dans la pouponnière, où seuls les plans vivaces vont être sélectionnés.

Pour devenir de futurs cocos productifs !

Claude explique à Sonia comment on favorise l’émergence du germe en taillant le coco et en l’orientant face au vent.

Voilà les vieux pieds dont le remplacement est prévu sur de nombreuses années

Gagnée sur une forêt littorale à une époque où il en avait encore beaucoup, cette plantation avait conservé des espaces naturels, qui sont placés sous sa protection.

Dans les fours à Coprah (qui utilisent des coques comme combustible de séchage, ) on obtient en trois jours, une demi noix de coprah bien sèche et « caramélisée »

Celles ci vont être passées au moulin concasseur.

C’est une machine livrée en état de marche dans un container ! du « plug and play » à la française, made in Arras !

Le premier produit est du tourteau de Coco, qui sera donné en complément alimentaire aux poulets et autres animaux de ferme. Il a un bon goût de biscuit !

Mais le produit phare c’est l’huile de coco ! aux vertus récemment redécouvertes ! on connaissait les soins cutanés et capillaires, on en redécouvre les vertus alimentaires, car cette huile fige à 21°c, donc dans le corps humain elle reste en permanence fluide et a un bon potentiel anti-cholestérol. Bien plus nutritive que l’huile de palme qui elle, est plus toxique pour le corps humain, elle représente un espoir pour l’industrie agro-alimentaire. Dans le savon, c’est son pouvoir de saponification qui fait mousser !

Les vieux pieds ont été sévèrement décapités par le cyclone Enawo. Les perspectives de replantation et de croissance de la Soavanio sont donc maximales, surtout grâce à la bonne gouvernance qui s’est mise en place.

La société cherche des menuisers specialisés dans le débitage des troncs, pour valoriser les planches de cocotiers qu’il vont abattre par milliers ! Ce sera un moyen direct d’alléger la pression sur les forets locales.

Une soirée Lion’s Club est donnée en notre honneur. Nous y projetons notre épisode 7.

Avec Revelo, nous racontons nos péripéties dans la boue de la RN12 au sud-est du pays ! Il y a plus d’un an et demi et plus de 2000 km !

Nous recevons la visite de Robert, du groupe LES ROBERTS, dont nous avons chanté incessamment le tube MILA FANAMBOARAGNA (on a besoin de travaux !) sur la RN5. Ca tombe bien, notre hôte Stéphane Loo-Ki est le frère de Mickael, le pdg d’Egecom, entreprise de BTP malgache qui a reçu la moitié du chantier de réfection de la RN12 où nous avions tant pataugé dans la boue, et où nous étions même parvenus à coucher la charrette !

6 réflexions sur “ SAMBAVA – SOAVANIO ”

  1. Quel plaisir de lire et voir vos reportages si pleins d’espoirs, de tendresse envers cette grande île merveilleuse et si démunie que l’on a envie d’aider à trouver le bien-être pour chacun de ses habitants si charmants.

  2. J’aimerai pouvoir trouver une carte de Madagascar avec votre itinéraire. Nous avons eu de vos nouvelles par Charline que l’on a retrouvée à Montpellier. Bonne continuation et bon courage

  3. Bravo à vous pour ce périple extraordinaire sur Mada….je vous avais suivi intégralement pour africatrek, mais là ça me semble encore plus difficile moralement….chargé, déchargé, rechargé etc….on vous adore….hélas il reste peu de gens comme vous sur cette terre…nous espérons que cette aventure propulsera vos enfants dans ce monde des voyageurs prenant conscience que nous planète est en péril et que nous sommes arrivés à la fin de la fête….bonne continuation et félicitations encore à Philaé et Ulysse qui sont passés d’un monde d’assisté à celui du système D…..

  4. Bravo pour ces milliers de kilomètres parcourus et bon anniv à tous les deux.
    Quel plaisir de vous retrouver le samedi après-midi…et merci de nous faire partager votre aventure….vous êtes SUPERBES !!
    Bonne route pour la fin du voyage ??

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